Les campagnes d’appel aux dons de fin d’année commencent, et l’avantage fiscal est plus généreux qu’avant. En 2026, les dons aux associations qui fournissent repas, soins ou logement aux personnes en difficulté donnent droit à une réduction d’impôt de 75 %, dans la limite de 2 000 euros de dons, contre 1 000 euros auparavant. Au-delà, et pour les autres associations d’intérêt général, la réduction est de 66 %. Pour en profiter sur vos revenus de 2026, le don doit être fait avant le 31 décembre. Voici les règles, des calculs concrets et le calendrier de remboursement.

Quelle réduction selon l’association ?

Organisme bénéficiaire Taux de réduction en 2026 Limite
Aide aux personnes en difficulté : repas, soins, logement 75 % Jusqu’à 2 000 euros de dons ; au-delà, 66 %
Aide aux victimes de violence domestique 75 % Jusqu’à 2 000 euros de dons ; au-delà, 66 %
Autres organismes d’intérêt général ou reconnus d’utilité publique 66 % 20 % du revenu imposable

Le taux de 75 % vaut pour les organismes qui fournissent gratuitement des repas, des soins ou un logement aux personnes en difficulté, et pour ceux qui accompagnent gratuitement les victimes de violence domestique ou favorisent leur relogement. Le plafond de 2 000 euros s’applique aux dons effectués depuis le 14 octobre 2025.

Le taux de 66 % concerne un très large éventail d’organismes : associations à caractère philanthropique, éducatif, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel, défense de l’environnement, fondations reconnues d’utilité publique notamment. Dans tous les cas, l’ensemble des dons retenus ne peut pas dépasser 20 % du revenu imposable. L’excédent est reporté sur les 5 années suivantes.

Combien vous coûte réellement votre don ?

Attention : il s’agit d’une réduction d’impôt, et non d’un crédit d’impôt. Si vous n’êtes pas imposable, ou si votre impôt est inférieur à la réduction, la part non utilisée n’est pas remboursée. Seule la fraction des dons qui dépasse le plafond de 20 % du revenu imposable peut être reportée sur les années suivantes.

Les règles à respecter

Pas de contrepartie réelle. Le don ne doit pas vous procurer d’avantage en échange. De petits objets, comme des cartes de vœux ou des insignes, sont tolérés si leur valeur ne dépasse pas un quart du don, avec un maximum de 65 euros par an. Le droit de vote à l’assemblée générale ou le bulletin d’information reçus avec une cotisation ne sont pas considérés comme des contreparties.

Plusieurs formes de dons. Le don peut prendre la forme d’une somme d’argent, d’un don en nature, d’une cotisation, d’un abandon de revenus, ou de frais engagés dans le cadre d’une activité bénévole. Un salarié peut aussi, en accord avec son employeur, renoncer à des jours de congé au profit d’une association, dans la limite de 3 jours ouvrables par an et uniquement au-delà de 24 jours de congé.

Un organisme éligible. L’organisme doit être à but non lucratif, avoir une gestion désintéressée et ne pas fonctionner au profit d’un cercle restreint de personnes. Il peut être établi en France ou dans un autre État de l’Union européenne, en Islande, en Norvège ou au Liechtenstein.

Quand l’avantage fiscal est-il versé ?

Les dons faits en 2026 sont à déclarer au printemps 2027, dans la rubrique « Réductions et crédits d’impôt » de la déclaration des revenus de 2026, selon le type de don et le pays de l’organisme.

Si vous aviez déjà déclaré des dons l’an dernier, un acompte de 60 % de la réduction perçue en 2026 vous est versé en janvier 2027. Le solde est réglé à l’été 2027, en fonction des dons réellement déclarés. Si l’acompte de janvier dépasse votre droit réel, le trop-perçu est repris en septembre. Si vous avez fait une erreur sur votre dernière déclaration, il est encore temps de la corriger, comme l’explique notre article sur la correction de la déclaration de revenus en ligne.

Prochaine échéance : le 31 décembre 2026, dernier jour pour qu’un don compte sur vos revenus de 2026. Les reçus seront à déclarer lors de la déclaration de revenus, qui débutera en avril 2027.