La rubrique Santé suit les règles qui encadrent l’arrêt de travail et leurs effets sur le budget des salariés : montant des indemnités journalières maladie, délai de carence, durée d’indemnisation, indemnités d’accident du travail et de maladie professionnelle. Elle explique la limite de 31 jours par arrêt, applicable aux prescriptions établies à partir du 1er septembre 2026, et la réforme annoncée pour le budget 2027. Chaque article donne les montants en vigueur, les dates clés et les conditions à remplir.
Les règles, montants et dates en vigueur, tenus à jour par la rédaction. Dernière vérification le
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Combien touche-t-on en arrêt maladie en 2026 ?
L’indemnité journalière (IJ) versée par l’Assurance maladie représente 50 % du salaire journalier de base, obtenu en divisant les 3 derniers salaires bruts par 91,25. Le salaire pris en compte est plafonné à 1,4 Smic, soit 2 613,82 euros bruts par mois en 2026 : l’indemnité ne dépasse pas 42,97 euros bruts par jour.
Pour un accident du travail, les règles diffèrent : 60 % du salaire pendant 28 jours (240,49 euros par jour maximum), puis 80 % (320,66 euros maximum), sans délai de carence.
Qui a droit aux indemnités journalières et à partir de quand ?
Pour un arrêt de moins de 6 mois, il faut avoir travaillé 150 heures sur les 3 mois précédents ou cotisé sur 1 015 fois le Smic horaire sur 6 mois. Le versement démarre au 4e jour d’arrêt, les 3 premiers jours restant sans indemnité. La durée d’indemnisation est limitée à 360 jours d’IJ sur 3 ans consécutifs, hors affection de longue durée. Les versements se consultent sur le compte ameli, rubrique Mes paiements. Le guide des indemnités journalières maladie 2026 détaille le calcul et le complément d’employeur.
Que change la limite de 31 jours par arrêt ?
Pour les arrêts prescrits à partir du 1er septembre 2026, un premier arrêt de travail ne peut pas dépasser 31 jours et chaque prolongation 62 jours (décret n° 2026-498 du 12 juin 2026). Le médecin peut aller au-delà si l’état de santé le justifie, en s’appuyant sur les recommandations de la Haute Autorité de santé. En téléconsultation, un arrêt initial ou un premier renouvellement est limité à 3 jours, sauf prescription du médecin traitant ou de la sage-femme référente. Un arrêt qui dépasse ces plafonds sans justification peut entraîner un refus d’indemnités par la CPAM. Carence et calcul des indemnités journalières ne changent pas. L’article sur la limite de 31 jours par arrêt détaille les dérogations.
Réforme des arrêts maladie : ce qui est acté et ce qui est annoncé
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 29 août 2026 vouloir une réforme des arrêts maladie, négociée avec les partenaires sociaux. Première piste : un plafond de 1,8 Smic pour les indemnités d’accident du travail et de maladie professionnelle à compter du 1er novembre 2026, par un décret non publié à ce jour. Leur imposition intégrale, contre 50 % en 2026, est envisagée dans le budget de la Sécurité sociale 2027. Pour la maladie ordinaire, le plafond de 1,4 Smic s’applique depuis avril 2025 et n’est pas modifié à ce jour : l’indemnité maximale reste de 42,97 euros bruts par jour en 2026. La présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 en Conseil des ministres est fixée au 30 septembre 2026, avant l’examen au Parlement. L’article sur les arrêts maladie et le budget 2027 suit chaque étape ; le calendrier liste les échéances.
Questions fréquentes
Combien touche-t-on par jour en arrêt maladie en 2026 ?
Tout dépend des 3 derniers mois de salaire brut : la Sécurité sociale en retient la moitié, après division par 91,25. Au-delà de 2 613,82 euros bruts mensuels, soit 1,4 Smic, la rémunération n’augmente plus le résultat : 42,97 euros bruts par jour constituent le maximum en 2026. Un complément d’employeur reste possible selon l’ancienneté et la convention collective.
À partir de quel jour les indemnités journalières sont-elles versées ?
Les 3 premiers jours d’un arrêt maladie ne donnent lieu à aucune indemnité de la Sécurité sociale : c’est le délai de carence. L’indemnisation démarre donc au 4e jour. Un arrêt consécutif à un accident du travail échappe à cette règle : aucune carence ne s’applique, la prise en charge court dès le début.
Un arrêt maladie peut-il dépasser 31 jours ?
Oui, quand le médecin le justifie. Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 retient 31 jours pour un premier arrêt et 62 jours par prolongation, sans en faire un couperet : le praticien garde la main si l’état de santé l’exige, sur la base des recommandations de la Haute Autorité de santé. Un dépassement non motivé expose en revanche à un refus de la caisse primaire.
Le plafond des indemnités pour accident du travail baisse-t-il au 1er novembre 2026 ?
Le texte manque encore. Le gouvernement vise un plafond de 1,8 Smic au 1er novembre 2026 pour les arrêts liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, par voie de décret, et étudie leur imposition intégrale dans le budget de la Sécurité sociale 2027. Faute de publication, les taux de 60 % puis 80 % restent ceux de 2026.