Si vous aviez plus de 75 ans au 1er janvier 2026 et que votre revenu fiscal de référence de 2025 ne dépasse pas 12 793 euros pour une part en métropole, vous ne payez pas de taxe foncière sur votre résidence principale en 2026. Entre 65 et 75 ans, sous le même plafond, 100 euros sont retirés de votre taxe. Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et de l’allocation supplémentaire d’invalidité (Asi) sont exonérés quel que soit leur revenu. Ces avantages s’appliquent sans démarche, mais il faut vérifier votre avis, disponible en ligne depuis la fin du mois d’août 2026.
Qui est exonéré totalement de taxe foncière en 2026 ?
L’exonération totale concerne la taxe foncière sur la résidence principale. Elle est ouverte à trois catégories de propriétaires, sous réserve de la condition d’occupation détaillée plus bas.
Les personnes de plus de 75 ans au 1er janvier 2026 en bénéficient si leur revenu fiscal de référence (RFR) de l’année 2025 reste sous un plafond. Ce plafond dépend du nombre de parts du foyer fiscal et du lieu de résidence. Le RFR figure sur l’avis d’impôt sur le revenu reçu à l’été 2026.
Les titulaires de l’Aspa, l’ancien minimum vieillesse, et de l’Asi sont exonérés sans aucune condition de revenu. Les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) le sont, à tout âge, sous les mêmes plafonds de revenu que les plus de 75 ans.
Attention : l’exonération ne couvre que la taxe foncière. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui figure sur le même avis, reste due dans tous les cas.
Les plafonds de revenu fiscal de référence 2025
Les plafonds applicables à la taxe foncière 2026 ont été actualisés au printemps et repris par service-public.gouv.fr dans une actualité du 24 août 2026. En métropole, le seuil est fixé à 12 793 euros pour une part. Il est majoré de 3 416 euros par demi-part supplémentaire et de 1 708 euros par quart de part supplémentaire.
| Nombre de parts | Plafond de RFR 2025 (métropole) |
|---|---|
| 1 part | 12 793 euros |
| 1,25 part | 14 501 euros |
| 1,5 part | 16 209 euros |
| 2 parts | 19 625 euros |
| 2,5 parts | 23 041 euros |
| 3 parts | 26 457 euros |
| Demi-part supplémentaire | + 3 416 euros |
Dans les départements d’outre-mer, les plafonds sont plus élevés. En Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion, le seuil est de 15 139 euros pour une part, puis de 18 754 euros pour 1,5 part et de 22 170 euros pour 2 parts. En Guyane et à Mayotte, il atteint 15 827 euros pour une part, 20 183 euros pour 1,5 part et 23 599 euros pour 2 parts. Au-delà de la première demi-part supplémentaire, la majoration retombe à 3 416 euros par demi-part, comme en métropole.
Un couple de retraités, soit 2 parts, dont le RFR 2025 ne dépasse pas 19 625 euros est donc exonéré si l’un des deux a plus de 75 ans au 1er janvier 2026. Une personne veuve vivant seule, avec une part, doit rester sous 12 793 euros. Il s’agit bien du revenu fiscal de référence, et non du revenu net imposable : les deux montants figurent sur l’avis d’impôt et peuvent différer.
Le dégrèvement de 100 euros entre 65 et 75 ans
Les propriétaires âgés de plus de 65 ans et de moins de 75 ans au 1er janvier 2026 ne sont pas exonérés, mais ils bénéficient d’un dégrèvement d’office de 100 euros sur la taxe foncière de leur résidence principale. La condition de revenu est identique : le RFR 2025 ne doit pas dépasser 12 793 euros pour une part en métropole, avec les mêmes majorations selon le nombre de parts.
Ce dégrèvement est appliqué directement sur l’avis, sans demande. Il porte sur la taxe foncière elle-même, pas sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Si votre taxe est inférieure à 100 euros, le dégrèvement est limité au montant réellement dû.
Le plafonnement à 50 % des revenus, pour les revenus modestes de tout âge
Un autre mécanisme protège les propriétaires dont la taxe foncière pèse trop lourd par rapport à leurs ressources, quel que soit leur âge. La taxe foncière sur la résidence principale peut être plafonnée à 50 % des revenus du foyer. La part qui dépasse ce seuil fait l’objet d’un dégrèvement.
Pour en bénéficier en 2026, le RFR 2025 ne doit pas dépasser 30 083 euros pour une part en métropole, majorés de 7 029 euros pour la première demi-part supplémentaire et de 5 533 euros pour chaque demi-part suivante. Les foyers redevables de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) l’année précédente en sont exclus. Contrairement à l’exonération et au dégrèvement de 100 euros, ce plafonnement n’est pas appliqué d’office : il faut le demander par une réclamation auprès du centre des finances publiques, en joignant les éléments qui justifient vos revenus.
Résidence principale et occupation : les conditions à respecter
Tous ces avantages concernent uniquement le logement qui constitue votre résidence principale au 1er janvier 2026. Une résidence secondaire ou un logement mis en location reste imposé normalement.
Vous devez en outre occuper le logement seul, ou avec certaines personnes seulement : votre conjoint, les personnes à votre charge pour l’impôt sur le revenu, les titulaires de l’Aspa ou de l’Asi, ou des personnes dont le revenu fiscal de référence 2025 ne dépasse pas lui-même le plafond d’exonération. Si vous hébergez, par exemple, un enfant adulte qui perçoit un salaire supérieur au plafond, l’exonération peut être perdue pour cette année.
Les personnes entrées en maison de retraite ou en Ehpad conservent le bénéfice de l’exonération sur leur ancien logement, à condition d’en garder la jouissance exclusive. Le logement ne doit donc être ni loué ni prêté, même à un membre de la famille.
L’avantage n’apparaît pas sur votre avis : que faire ?
L’exonération et le dégrèvement de 100 euros sont accordés d’office, à partir des informations de votre déclaration de revenus. Dans la grande majorité des cas, l’avis de taxe foncière 2026 en tient compte directement. Les avis sont consultables dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr depuis la fin du mois d’août 2026, et arrivent par courrier dans les semaines qui suivent pour les personnes qui n’ont pas opté pour la version dématérialisée.
Si le montant réclamé ne correspond pas à votre situation, vous pouvez déposer une réclamation. Elle est recevable jusqu’au 31 décembre de l’année qui suit celle de la mise en recouvrement, soit jusqu’au 31 décembre 2027 pour la taxe foncière 2026. Le plus simple est de passer par la messagerie sécurisée de votre espace particulier, rubrique « Je signale une erreur sur le calcul de mon impôt ». Un courrier au centre des finances publiques dont dépend le logement est aussi possible.
Précisez dans votre message votre date de naissance, votre revenu fiscal de référence 2025, le nombre de parts de votre foyer et, le cas échéant, l’allocation que vous percevez (Aspa, Asi ou AAH), avec un justificatif de votre caisse de retraite ou de la Caf. Vous pouvez demander en même temps un sursis de paiement pour la part contestée. La réclamation ne dispense pas de payer le reste de l’avis à la date limite qui y est indiquée.
Les erreurs viennent le plus souvent d’une situation nouvelle : premier dépassement de l’âge, arrivée de l’Aspa en cours d’année, ou changement de composition du foyer. Un point sur les autres réductions d’impôts locaux et sur les aides ouvertes aux retraités figure dans nos rubriques impôts et retraite.
Les plafonds présentés ici valent pour la taxe foncière 2026, calculée sur les revenus de 2025. Ils seront de nouveau revalorisés au printemps 2027, en fonction de l’évolution des tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Le prochain rendez-vous est la date limite de paiement, indiquée sur votre avis : les dates et les modalités de paiement sont détaillées dans notre rubrique démarches.