Indemnités journalières maladie
Cet outil estime les indemnités journalières (IJ) versées par l’Assurance maladie pendant un arrêt maladie ordinaire, pour un salarié du secteur privé payé au mois. Il calcule l’indemnité journalière brute à partir de votre salaire brut mensuel, selon la règle en vigueur en 2026 : 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 42,97 euros bruts par jour. Il déduit ensuite les 3 jours de carence d’un nouvel arrêt et donne le total brut attendu pour toute la durée prescrite. Munissez-vous de vos 3 derniers bulletins de paie (ligne du salaire brut) et de votre avis d’arrêt de travail, qui indique le nombre de jours prescrits et précise s’il s’agit d’un arrêt initial ou d’une prolongation. Si votre paie n’est pas mensualisée, le calcul diffère. Le résultat est un montant brut, avant CSG et CRDS. Il ne comprend pas le complément de salaire que votre employeur peut verser selon la loi ou votre convention collective.
Règles et montants au 1er septembre 2026. Estimation indicative, calculée dans votre navigateur, sans envoi de données.
- Les 3 premiers jours de l’arrêt ne sont pas indemnisés par l’Assurance maladie (délai de carence) : le versement commence le 4e jour.
- Montants bruts : la CSG et la CRDS sont prélevées sur les indemnités, la somme versée sur votre compte est donc un peu inférieure. Le complément de salaire éventuel de l’employeur, prévu par la loi ou votre convention collective, s’ajoute à ces indemnités.
- Pour un arrêt de moins de 6 mois, le versement suppose d’avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédant l’arrêt, ou cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le Smic horaire sur les 6 mois précédents. Au-delà de 6 mois d’arrêt, il faut 12 mois d’affiliation à l’Assurance maladie et 600 heures travaillées sur les 12 mois précédents, ou des cotisations sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le Smic horaire sur cette même période.
Estimation indicative établie à partir des règles publiées : seul le décompte de votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) fait foi.
Comment le calcul est fait
Règles appliquées, issues de l’article Indemnités journalières maladie 2026 :
- Salaire journalier de base : le salaire brut mensuel saisi est multiplié par 3, puis divisé par 91,25. Ce diviseur vaut pour un salarié payé au mois. Le salaire retenu est plafonné à 1,4 Smic, soit 2 613,82 euros bruts en 2026.
- Indemnité journalière : 50 % de ce salaire journalier, sans dépasser 42,97 euros bruts par jour.
- Jours indemnisés : l’arrêt en jours calendaires (week-ends et jours fériés compris), moins les 3 jours de carence d’un nouvel arrêt. Une prolongation, ou un arrêt suivant une reprise de moins de 48 heures, n’ouvre pas de carence.
- Total : indemnité journalière multipliée par les jours indemnisés.
Depuis le 1er septembre 2026, un premier arrêt est limité à 31 jours et une prolongation à 62 jours, sauf justification médicale (durées maximales). L’outil signale le dépassement et calcule sur la durée saisie.
Ne sont pas pris en compte : les salariés non mensualisés (paie à la semaine ou à la quinzaine, saisonniers, intérimaires), au salaire journalier calculé autrement ; la limite de 3 jours en téléconsultation hors médecin traitant, sage-femme référente ou impossibilité de consulter en présentiel ; la CSG et la CRDS, le complément de l’employeur, les affections de longue durée, les accidents du travail et les arrêts commencés avant le 1er avril 2025. Les conditions d’ouverture des droits sont rappelées sous les résultats, sans être vérifiées.
Questions fréquentes
Pourquoi la somme versée par la CPAM est-elle inférieure au montant estimé ?
L’outil affiche des montants bruts. L’Assurance maladie prélève la CSG et la CRDS avant le virement, ce qui réduit la somme reçue. Le résultat peut aussi différer si vos 3 derniers salaires n’étaient pas identiques, si une prime ou des heures supplémentaires ont été versées pendant cette période, ou si votre employeur pratique la subrogation et perçoit les indemnités à votre place.
Les 3 jours de carence s’appliquent-ils aussi à une prolongation ?
Non. La carence s’applique à chaque nouvel arrêt de travail, pas à la prolongation d’un arrêt en cours. Elle n’est pas non plus retenue lorsqu’un nouvel arrêt commence moins de 48 heures après la reprise du travail. Pour les arrêts successifs liés à une même affection de longue durée, la carence n’est comptée qu’une seule fois par période de 3 ans.
Que se passe-t-il si mon arrêt dépasse 31 jours ?
Depuis le 1er septembre 2026, un premier arrêt est plafonné à 31 jours, chaque prolongation à 62 jours. Le médecin peut dépasser ces plafonds si votre état de santé le justifie, en s’appuyant sur les recommandations de la Haute Autorité de santé. Sans cette justification, la CPAM peut refuser les indemnités des jours qui dépassent le plafond. Un arrêt plus long reste possible, par prolongations successives.